Activités soutenues


Exposition L’Égypte des Lumières

DELUGE a choisi de soutenir l’exposition présentée à l'Institut et Musée Voltaire de Genève et intitulée L’Égypte des Lumières (28 mars-29 septembre 2007). Cette exposition se proposait en effet d’offrir un autre regard sur l’Égypte. Loin des seules curiosités touristiques offertes par le fabuleux héritage de l’époque des Pharaons, elle a montré que l’Égypte est, à l’époque moderne, le vecteur d’une série de représentations qui marquent profondément l’occident des Lumières. Il n’est, pour s’en convaincre, que de considérer l’importance des motifs égyptiens chez les principaux artistes du milieu et de la fin du XVIIIe siècle.

Or cette importance de la découverte de l’Égypte au siècle des Lumières doit s’accompagner d’une relecture des textes fondateurs de cette époque. Voltaire est, bien entendu, au cœur de cette mouvance. Les voyageurs, les savants, les chercheurs qui s'aventurent jusqu’à Memphis et au-delà contribuent, quant à eux, à une diffusion plus exacte de la réalité égyptienne.

l s’agissait également d’instaurer, à partir de cette exploration historique, un dialogue interculturel entre un orient que l’on dit « proche » et un occident toujours en quête de nouveaux repères. Les échanges créés par cet ensemble de manifestations ; l’étude approfondie des questions qui sont au cœur de notre modernité ; l’appréhension plus authentique des ressemblances et des différences qui nourrissent aujourd’hui le dialogue orient-occident peuvent devenir les bases, souhaitons-le fécondes, d’une appréciation plus juste de notre histoire commune.

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Représentation de La Mort de César

DELUGE a soutenu l’association FOR dans la réalisation d’une représentation de La Mort de César dans les locaux de l’Institut et Musée Voltaire.  (fichier PDF)















Exposition
Confessions genevoises : de Jean-Jacques Rousseau à Georges Haldas

Réalisée des 1er décembre 2007 au 29 février 2008 à l'Institut et Musée Voltaire, l’exposition intitulée Confessions genevoises : de Jean-Jacques Rousseau à Georges Haldas. A été rythmée par deux journées consacrées à chacun des écrivains ainsi qu’à la relation qu’ils entretiennent avec Genève, et enrichie de deux importantes publications.

Rousseau et Haldas sont deux des écrivains les plus marquants de Genève : d’abord parce qu’ils ont, chacun dans leur siècle, entretenu un rapport particulier à la cité de Calvin ; ensuite parce que leur écriture, même si elle revêt des formes différentes, se veut écriture mémorielle ; enfin parce qu’ils posent tous deux la question de l’identité genevoise.

Rousseau a toujours été tiraillé entre son amour pour Genève et l’appel des divers lieux qu’il lui a été donné d’habiter : Paris bien sûr, mais aussi Môtiers-Travers, le lac de Bienne, Annecy, Chambéry… C’est de ces perpétuels va-et-vient que surgit, dans plusieurs de ses œuvres, la question de l’identité genevoise – œuvres qu’il signe d’ailleurs « Rousseau, citoyen de Genève ». On sait par ailleurs qu’il a tenté par deux fois de revenir habiter Genève et que ces tentatives se sont toutes deux soldées par des échecs : la première en 1754, la seconde en 1762, au moment de la condamnation d’Émile et du Contrat social.

Le cas de Georges Haldas est quelque peu différent. Il est en effet très lié à Genève, où il est né, et à la Céphalonie, île grecque d’où il tire ses origines, sur la mer ionienne. « De ces deux origines, j'ai surtout hérité l'aptitude de parler des choses de la vie avec les mots de tous les jours ». Cette double appartenance a en outre permis à l’écrivain de travailler « la relation à l'autre, le sens de l'autre ». C'est en effet dans la relation à autrui, dit-il, « que nous nous épanouissons ». La « relation » est d’ailleurs sa vraie « patrie ».

Entre des ceux personnalités d’exception, se constitue tout un réseau de mémorialistes ancrés dans le terreau genevois. Le plus célèbre d’entre eux reste Henri-Frédéric Amiel, très attaché à Genève jusqu’à sa mort, survenue en mai 1881 dans son dernier logis, rue Verdaine. Encore la cité de Calvin a-t-elle toujours été concurrencée par la riviera vaudoise, où il passe la plupart de ses vacances : il choisit d’ailleurs d’être enterré à Clarens. D’autres noms d’écrivains viennent à l’esprit, parmi lesquels Philippe Monnier ou Pierre Girard, qui ont toute leur place dès lors qu’on parle d’ «écriture genevoise».

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Activités à venir


Commissaire Voltaire :
Naissance de la police au temps des Lumières

L’Institut et Musée Voltaire et l’association DELUGE organisent en 2011 une exposition sur la création de la police au temps des Lumières. Cette exposition a pour objectif principal de montrer comment naît et évolue la notion de sécurité urbaine dès le Grand Siècle français jusqu’à la Révolution française.

La police est présente dans nos sociétés européennes dès l’époque de la Grèce antique. Or ce n’est qu’avec l’édit de 1667 qu’est créée une véritable institution policière en Europe : la lieutenance générale de police de Paris. La police est avant cet édit un corollaire de la justice et Louis XIV décide donc d’institutionnaliser les pratiques de surveillance (normes, sanctions, systèmes d’application…). La police se définit alors comme un modèle extrêmement étendu d’administration des villes. Il faut dès lors le restreindre et le lieutenant général de police est chargé de la protection des biens et des personnes.

L’administration royale cherche, une fois le système consolidé à Paris, à l’imposer dans les villes de province et dans d’autres villes d’Europe (Vienne, Prague, Lisbonne…). L’évolution de l’administration des villes et des communautés urbaines ainsi que la diffusion du modèle parisien seront donc au cœur de l’exposition de 2011 aux Délices.

Il conviendra de montrer dans ce « parcours » policier que la police d’Ancien Régime regroupe différents domaines d’intervention et qu’elle est beaucoup plus générale qu’aujourd’hui. Nicolas Delamare, commissaire au Châtelet, laisse un large traité pour penser la police.

L’intérêt d’une telle exposition, sur le plan muséal, est de pouvoir réunir pour la toute première fois des pièces provenant de divers musées et institutions européennes autour de la question de la police d’Ancien Régime.